top of page

Les tâches à la con : pourquoi avons-nous parfois l’impression de travailler… pour rien ?

  • 20 mai
  • 3 min de lecture

Vous avez passé votre matinée à :

  • répondre à des mails,

  • remplir un tableau de suivi,

  • participer à deux réunions (dont une où vous vous êtes demandé ce que vous fouttiez là),

  • reformater un document demandé “dans un autre template”,

  • encoder des données dans trois outils différents.


Et à 16h, vous réalisez que vous n’avez toujours pas avancé sur votre vrai travail.

Cette sensation n’est pas individuelle. Elle est devenue structurelle.

Et c’est exactement ce que décrit David Graeber dans Bullshit Jobs : la multiplication des “tâches à la con”, ces activités qui donnent l’impression d’occuper nos journées sans réellement contribuer à notre mission.


Quand le travail perd son sens

Dans son livre, Graeber ne parle pas uniquement de métiers inutiles. Il parle surtout du ressenti de nombreuses personnes qui ont l’impression de consacrer une part croissante de leur temps à des activités absurdes, redondantes ou déconnectées du terrain.

Et honnêtement, dans le secteur associatif, ce constat résonne.

Parce qu’entre :

  • les obligations administratives,

  • les demandes de reporting,

  • les validations multiples,

  • le besoin de tout discuter tous ensemble,

  • les réunions hebdomadaires de 2 heures,

  • les outils mal adaptés,

… le cœur de mission finit parfois par devenir une toute petite partie du quotidien.


50% de tâches à la con : et oui, ça fait mal ça !

39% de tâches dédiées au coeur de mission

Un graphique à partir des travaux cités par Graeber montre une répartition du temps de travail où seulement 39 % du temps est consacré au cœur de mission.

Le reste est absorbé par :

  • les emails,

  • la paperasse,

  • les réunions inutiles,

  • des tâches perçues comme inutiles.

Beaucoup de professionnel·les ont l’impression que leur énergie se disperse dans des activités qui ne créent pas réellement de valeur.


Le problème n’est pas l’administratif

Soyons clairs : toute tâche administrative n’est pas inutile.

Faire un suivi budgétaire, documenter une action ou préparer une réunion, évidemment que c’est utile !

Le problème apparaît quand :

  • personne n’utilise réellement les informations produites,

  • les validations se multiplient sans raison,

  • les outils compliquent le travail au lieu de l’aider,

  • les équipes passent plus de temps à “prouver” qu’elles travaillent qu'à travailler,

  • les procédures prennent le dessus sur la mission.


Pourquoi ces tâches s’accumulent-elles ?

Parce que les organisations ajoutent souvent des couches… sans jamais en retirer. Au bout de quelques années, les équipes avancent avec un sac à dos rempli de procédures héritées du passé.

Le plus ironique ? Ces mécanismes sont souvent créés avec une bonne intention : coordonner, communiquer,évaluer. Et on obtient exactement l’effet contraire ! Compliqué, personne ne comprend plus rien et on n’a aucune idée de ce qu’on fait.


Comment réduire les tâches inutiles ?

Quelques questions simples :

1.       Quelles tâches faisons-nous “par habitude” ?
2.      Qui utilise réellement ce que nous produisons ?
3.      Cette réunion était-elle nécessaire ?
4.      Nos outils nous aident-ils réellement ?
5.      Qu’est-ce qui apporte réellement de la valeur ?

L’efficacité humaine, ce n’est pas faire plus vite

Quand je parle d’efficacité humaine, je ne parle pas de productivité à tout prix.

Une organisation efficace n’est pas une organisation qui remplit plus de tableaux Excel.

C’est une organisation où les équipes peuvent se concentrer sur ce qui a réellement du sens.

Et parfois, le gain le plus précieux n’est pas le temps. C’est le soulagement de ne plus avoir l’impression de travailler dans le vide.


____________________________________________

Sortez du "On a toujours fait comme ça" et améliorez vos procédures. 👇 🖇

Choisissez votre format préféré : vidéo 🎥 ou PDF 📄



Commentaires


bottom of page