Crise du secteur associatif : des équipes épuisées et un impact social alarmant
- 8 avr.
- 2 min de lecture

Je suis en colère.
Je n’ai jamais vraiment parlé politique ici. Ce n’est pas mon terrain. Mais là, ce n’est plus une question de politique.
Ce sont des personnes.
Des personnes.
Des travailleur·euses du secteur associatif… licencié·es.
Des personnes.
Des équipes qui tiennent, tant bien que mal, avec moins de moyens.
Moins de collègues.
Fatiguées.
Des personnes.
Des responsables qui passent leurs journées - et souvent leurs soirées - à courir après des financements, à répondre à des appels à projets toujours plus nombreux, toujours plus compétitifs.
Frustré·es.
Des personnes.
Des bénéficiaires qui voient des services disparaître.
Des portes se fermer.
Abandonné·es.
Ce que je vois passer ces dernières semaines n’est pas anodin.
Des coordinateur·rices en recherche d’emploi.
Des responsables en quête urgente de financement.
Des équipes qui se vident.
Des chaises vides.
Et derrière tout ça, un secteur entier qui vacille.
Fatigué.
Frustré.
Abandonné.
Alors oui, je suis en colère.
Pas seulement face à une situation locale ou conjoncturelle, mais face à une tendance plus large : la crise du secteur associatif. Une orientation de plus en plus antisociale qui fragilise celles et ceux qui tiennent, au quotidien, les fils invisibles de notre société.
Parce que ce secteur, ce n’est pas un “plus”.
Ce n’est pas du confort.
C’est un pilier.
Affaiblir le secteur associatif, c’est fragiliser directement le tissu social.
C’est ouvrir la porte à plus de précarité, plus d’isolement, plus de fractures.
Et pourtant…
Il y a aussi de l’espoir.
Parce que malgré tout, ce que je vois aussi, c’est une capacité de résilience impressionnante.
Des équipes qui s’adaptent.
Qui inventent.
Qui tiennent.
Peut-être que le soutien politique suivra. Peut-être pas tout de suite.
Mais une chose est sûre : le rôle du secteur associatif est trop fondamental pour rester longtemps ignoré.
Alors oui, aujourd’hui, il y a de la colère.
Mais il reste aussi cette conviction tenace :ce secteur continuera à se battre. Et à faire battre le cœur de notre société.
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